Formateur, Visiteur

Un formateur Vidéoprotection hors pair

7 mai 2010

Gérard Krémer, Formateur Vidéoprotection

Gérard Krémer, Formateur Vidéoprotection

Entretien avec Gérard Krémer, Formateur Vidéoprotection à l’INA.

Monsieur Krémer a travaillé une quinzaine d’année au sein du département sécurité des Aéroports de Paris (ADP) qui comptait environ 4 000 caméras.

Depuis deux ans, changement d’orientation : il dispense des cours à l’INA en tant que formateur CCTV.

Monsieur Krémer est également féru de musiques traditionnelles (tapez son nom sur Google !) et de vidéo grand public.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité en tant que Formateur CCTV ?

Il y a deux ans, j’ai monté un stage au sein de l’INA sur la vidéoprotection.

Cette formation s’adresse aux futurs installateurs de systèmes de vidéoprotection, notamment dans les collectivités locales (chargés de sécurité, élus…)

Le gouvernement ayant donné une impulsion pour que les villes s’équipent de matériels, les personnes en charge de mettre en place ces installations ne savent pas toujours rédiger un appel d’offres et ne savent pas toujours quels matériels choisir. Le but de mon stage est donc de les accompagner dans ces démarches.

Je commence mes interventions par des informations théoriques : j’explique aux stagiaires les fondamentaux de la vidéo, ce qu’est un signal vidéo, les signaux à transmettre ; je détaille les différents types de caméras, comment on les positionne, comment elles sont utilisées, les contraintes dues à l’environnement, la lumière, les réglages qui doivent être faits sur ces caméras pour qu’elles donnent le meilleur résultat possible ; ensuite je leur explique le réseau de transmission, etc.

Pour ceux qui ont déjà des installations : comment migrer de l’analogique au numérique. Par exemple certaines villes ont déjà installé 20 caméras et on leur demande d’en installer 200, alors les chargés de sécurité sont un peu affolés, surtout lorsqu’il s’agit d’une installation récente, ils ne savent pas toujours comment intégrer l’existant dans un système plus global.

Ensuite je leur explique comment traiter les données.

Et je termine en leur détaillant comment rédiger un appel d’offres, quels sont les pièges à éviter lorsqu’on reçoit les devis, etc.

Globalement, je leur fait profiter de mon expérience dans ce domaine.

Selon vous, vers quoi tend la vidéosurveillance de demain ?

L’intelligence : des capteurs qui soient suffisamment performants pour remplacer la vision de l’homme, pourvoir détecter des situations anormales, éviter d’avoir des opérateurs qui travaillent des heures et des heures derrière un écran : une situation qui n’est pas forcément exaltante, d’autant qu’au bout de deux heures on perd de son efficacité…

Quels sont vos objectifs de visite sur Expoprotection ?

Je participe aux conférences. C’est essentiel pour mon activité, pour rester en prise avec mon marché.

Je viens voir les nouveaux produits, tout ce qui touche à la vidéo intelligente : ces systèmes qui permettent de remplacer l’opérateur par des systèmes de détection automatique.

Et comme j’ai travaillé avec beaucoup de marques, sur chaque stand je connais quelqu’un : c’est aussi l’occasion de se revoir, c’est sympathique ! J’y vais aussi pour ça !

Entretien téléphonique du 01/04/2010

  1. LARDEUR Bruno

    A la question « vers quoi tend la vidéosurveillance de demain ? », je me permettrai d’ajouter au critère d’intelligence développé par G.KREMER, la notion de « capteurs performants et intelligents » de manière à n’avoir plus, à l’avenir, qu’à stocker des images « utiles ».
    D’une part, comme le souligne G.KREMER, le visionnage des images n’a rien d’exhaltant pour les opérateurs (surtout s’ils doivent le faire dans la durée) et, d’autre part, le stockage de plus en plus important de données (=> qui, le plus souvent, ne seront jamais analysées) est un critère qui pénalise, sur le plan économique, nombre de projets.

    • krémer

      Tout à fait d’accord avec vos commentaires. Le stockage des images utiles est effectivement l’objectif à atteindre dans les années à venir.
      G. Krémer

  2. jean

    Vidéo Intelligente…
    N’est ce pas une arlésienne qui fait rêver les techniciens, mais qui en pratique se révèle d’un emploi délicat, voire parfois impossible?
    Pensez vous que cette technologie est à même aujourd’hui d’apporter des résultats probants, en terme de taux de fausses alarmes et de non détection?
    Quel seraient, selon vous, les spécifications d’un tel système?

    • LARDEUR Bruno

      Il y a quelques années, c’était encore une utopie.
      Aujourd’hui, pour certaines applications ciblées (couplage CA en particulier) ce n’est plus une arlésienne et son principe se développe rapidement.
      Il est évident que c’est pour les applications dont la mise en oeuvre est plus délicate (détection dans un environnement mal maîtrisé => foule, extérieur mal éclairé, …) que son intérêt est le + grand ; dans un tel contexte, des développements complémentaires sont en cours chez les industriels . D’ici 2, voire 3 années, on devrait commencer à trouver des produits bien aboutis.
      Mais convenons, qu’en matière d’efficacité, la machine n’est pas encore prête à se substituer à l’homme !

  3. AB

    J’ai pu lire des commentaires de personnes qui sont bien informés sur le sujet de la vidéo protection et si je peux me permettre, je voudrais obtenir quelques renseignements notamment sur l’emploi de ponts radio ALVARION MIMO 5.4 pour le transport des informations. J’essai de m’informer sur divers supports et je ne trouve pas d’informations concernant un systéme de vidéoprotection avec transport de données par radio. Je travaille pour une collectivité qui veut mettre en place une vidéoprotection pour protéger 8 sites avec 8 caméra. Nous avons actuellement une étude de faisabilitée avec un systéme radio, mais n’ayant pas d’élément comparatif, je reste sceptique sur cette réalisation.

Ajouter un commentaire